Premières impressions

Publié le par Marien

Découvrir une ville, c’est toujours une façon de t’approprier un territoire, une façon de sentir ta présence dans un endroit où personne ne t’attend.

C’est flairer, renifler, fouiner comme les animaux à la recherche de l’intimité de ce territoire. C’est poser tes mains, ouvrir tes oreilles, fermer tes yeux, et respirer. Etre là. Ne rien faire qu’être là.

Habiter la présence. Le regard. Tu habites soudain tout ce qui s’ouvre en toi quand tes yeux se ferment et tout ce qui se trouve face à toi quand tu les ouvres.

Découvrir une ville, c’est habiter ce que tu vois et t’attendre à chaque coin de rue pour découvrir ce que ce territoire provoque en toi. Ce qu’il raconte sur ton territoire intime, à l’intérieur. Notre état d’âme.

C’est des allers-retours, des vas et viens, des façons élégantes de se perdre, c’est des odeurs à regarder, des inconnus à respirer, des recoins à scruter. Chaque endroit est digne d’émerveillement car c’est un espace de la terre que jamais une seule fois tu n’as foulé. C’est un endroit vierge de ta présence.

C’est de là que naît le poème, de la rencontre première et imprévue entre un mot et un autre. Le voyage naît ainsi également. Quand ton corps rencontre un autre corps, un autre lieu du monde pour la première fois. En ça, le voyage est poème et en ça le voyage est partout : au coin de ta rue lorsque tu y vas pour la première fois ou même lorsque tu y retournes un soir où l’ambiance est particulière comme jamais. Aussi bien qu’à 12000 kms de chez toi. Comme ici, à Singapour.

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Premières impressions

La particularité de cette ville, les premiers jours, c’est ta capacité constante à vérifier que tu as bien ta tête sur tes épaules. Elle a sans cesse l’occasion de perdre l’équilibre, de faire un vertige car le regard est sans cesse tourné vers le haut. Les bâtiments sont plus immenses les uns que les autres.

Premières impressions

Il n’y a pas qu’une seule façon pour un immeuble d’être grand. La grandeur a 1001 habits, 1001 visages. Soit c’est la hauteur, soit c’est la largeur, soit c’est l’architecture, soit c’est l’agencement, soit ce sont les couleurs … celui-là a des formes arrondies, celui-ci a des ponts sur le toit pour observer le paysage, celui-là est immense dans sa longueur, celui-là a des couleurs originales et des lumières qui clignotent, celui-là recrée par l’architecture des terrasses l’impression d’une village creusé dans la roche…

Aucun immeuble ne se ressemble. Traverser la ville la tête en l’air procure une sensation de surprise permanente. Et fait perdre pied. Presque décoller. Chaque bâtiment a sa propre façon d’être immense et en ça, chaque endroit recèle de surprises constantes.

La grandeur a trouvé plus grand qu’elle. On appelle ça la démesure.

Premières impressions
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Publié dans chroniques

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Carole et Agnès 23/11/2013 16:15

Samedi 23 novembre, heure du thé
Avignon dans le vent
Agnès et moi découvrons ton blog assises dans un canapé vert. On aime ta vision des choses et ta façon de l'exprimer.
Carole et moi aimons tes mots, leur mélodie, ce qu'ils disent de toi et de ta vie.
Tes mots font écho à nos rêves de voyage.
Ils nous charment, nous emmènent loin et en même temps si près de toi.
Devine ?! On a fait le tour d'Avignon intra-muros, théâtre des vents, rue des teinturiers, théâtre La luna... :)
On a parlé de toi, de ton incroyable vision positive et simple et paisible des choses, des gens, de la vie.
On pense à toi Marien.
Et on t'aime fort.

Gros bisous

Tes ex-colocs (préférées, avoue!), Carole et Agnès